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.mercredi 26 mars 2008 | 11:45
Concours "Ma ville comme je l'aime"

Habitués du métro, vous avez sans doute vu les affiches pour un concours intitulé "Ma ville comme je l'aime" organisé par la RATP et le Centre National du Livre. But du jeu : écrire un texte drôle ou émouvant concernant Paris. A gagner : des livres d'art et la reconnaissance éternelle du public grâce à l'affichage dans le métro de l'œuvre sélectionnée.



Tout ça pour dire que le concours est terminé, que le jury a délibéré, et que les lauréats ont ainsi été désignés. Je vous laisse juger de la beauté (sic) des créations récompensées dans la catégorie "textes courts" :

1er prix :

"Paris,
Pour te dire merci, avec mes pieds je te caresse".



2ème prix :


"Une rue pavée dort
Nous sommes au matin
Personne n'est dehors
Ils ne sont pas malins."



3ème prix :


"Ma Ville,
Mon nid.
Mon île,
Ma vie !"



Par pitié, dites-moi que c'est une blague.
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.mardi 18 mars 2008 | 14:56
Stieg Larsson - les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Lorsqu'Henrik Vanger contacte Mikael Blomkvist, journaliste, ce dernier n'est pas au mieux de sa carrière. Impliqué dans une affaire judiciaire suite à la publication d'un de ses articles, le voilà totalement décrédibilisé aux yeux de ses confrères. Vanger, doyen d'une riche famille d'industriels suédois, souhaite pourtant l'engager pour qu'il se penche sur une affaire de disparition non-résolue. Hariet Vanger, petite fille d'Henrik, a en effet disparu plusieurs décennies auparavant et personne ne semble plus avoir de piste à explorer. Mikael, peu enthousiasmé par la proposition, acceptera toutefois de se plonger dans les méandres d'une affaire apparemment impossible à résoudre. Il croisera sur sa route Lisbeth Salander, une jeune femme de 25 ans asociale et mystérieuse, dont les qualités de fouineuse professionnelle lui seront bien utiles.

Ce premier tome de la désormais célèbre trilogie Millenium démarre lentement, mais sûrement. Stieg Larsson prend son temps pour nous présenter les personnages ainsi que l'intrigue et le lecteur peut, au bout de 200 pages, s'impatienter devant une histoire qui tarde à décoller. Les plus persévérants ne regretteront pourtant pas d'avoir poursuivi leur lecture et se verront entraînés dans une course-poursuite haletante. Le livre pourrait, s'il n'était pas aussi épais, se lire d'une traite tant il est addictif. Au lieu de cela, il se déguste petit à petit, à la faveur d'un moment de calme, et ne laisse qu'une seule envie une fois refermé : celle d'entamer aussitôt le tome 2. Mais un conseil : n'engloutissez pas trop rapidement cette trilogie ; ce n'est pas l'indigestion que vous risquez, mais le manque : Stieg Larsson est en effet décédé peu de temps après avoir remis le manuscrit du tome 3 à son éditeur...
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.jeudi 6 mars 2008 | 11:17
Dans la série "je suis un boulet"...

Samedi dernier, je suis allé m'acheter un pc portable. Joie, bonheur, félicité, je rentre chez moi mon nouveau jouet au bras et entreprend de le configurer bien comme il faut avec le frénésie d'un gamin découvrant ses cadeaux de Noël. Il est beau, il est rapide, il est parfait, youpi.

Lundi soir, il me semble que la batterie présente quelques faiblesses : l'ordinateur fonctionne bien lorsqu'il est branché, mais la batterie ne charge pas et il me suffit de retirer le câble d'alimentation pour qu'il s'arrête brutalement. Me voilà en train de pester à l'idée de devoir le ramener, boudiou de boudiou au bout de trois jours quand même les choses ne sont plus ce qu'elles étaient ma bonne dame.

Ce matin, en farfouillant parmi les nombreux câbles qui traînent chez moi, la vérité s'est imposée à moi : charger une batterie d'ordinateur avec un câble d'alimentation de disque dur externe, ça ne marche pas.
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.lundi 3 mars 2008 | 13:13
Un grand moment de solitude

Samedi soir, 23h : c'est la soirée We are the 90's au Bizen et me voilà donc avec une partie de la bande à neuneu à attendre devant la boîte que le videur veuille bien nous laisser rentrer. Comme MonsieurF, déjà à l'intérieur, nous assure que nous sommes sur la liste et que nous n'avons donc pas besoin de poireauter dans le froid durant une heure comme tout le monde, nous nous dirigeons vers la porte avant de nous faire refouler par le videur sous prétexte que non, pas de passe droit ce soir.

C'est là que débarque un mec avec des béquilles. Je me dis le con, il s'est cassé la jambe, c'est bête, et je balance en riant que "si j'avais su, j'aurais pris mes béquilles !". Il se plante devant moi. Me regarde. Me tend ses béquilles. Il avait la polio.

Et merde.

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.samedi 23 février 2008 | 12:34
Petits pois carottes

Après le succès de leur petit film en stop motion intitulé "L'âme seule", Cedric Berthier, Jean-Sébastien Leroux et Maximilien Royo, étudiants à EESA (Ecole Européenne Supérieure d'Animation), sont de retour avec "Petits pois carottes", l'histoire d'une larve devenue mouche qui devra, au sortir de son frigo, affronter le monde extérieur et les dangers dont il regorge. Pour ce deuxième opus c'est la 3D qui a été retenue.

Je vous laisse regarder les vidéos, c'est rudement bien fait et les deux histoires sont très mignonnes :






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.vendredi 22 février 2008 | 12:54
Comment j'ai échappé à un pervers

C'est à l'âge de 16 ans que j'ai découvert pour la première fois Internet, alors que je faisais un stage d'été dans une association qui me laissait utiliser ses ordinateurs quand je n'avais pas de boulot à faire. J'ai rapidement compris l'intérêt de la chose, et je n'ai pas tardé à me rendre sur les chat histoire de voir "comment c'était" de discuter en ligne avec des internautes venus de toute la France.

C'est là que je suis tombée sur un certain Samuel, étudiant en philo alors âgé de 29 ans. Nous avons beaucoup parlé, longtemps, et avons rapidement tissé des liens. Très vite, il m'a avoué être tombé amoureux de moi, et mon âme de jeune fille n'a su résister à ses déclarations enflammées. Du tchat nous sommes ensuite passés au téléphone ainsi qu'aux longues lettres dans lesquelles nous nous racontions notre vie. Nous avons, bien évidemment, voulu nous rencontrer, mais il trouvait toujours une excuse pour ne pas se déplacer (il vivait à plus de 500 kilomètres) et me proposait de m'héberger dans son studio parisien. J'ai alors commencé à échafauder toutes sortes de plans, me disant qu'il me suffirait pour le voir d'inventer une histoire de week-end chez une copine. Mais c'était sans compter l'intervention de ma mère, qui devant l'abondance des courriers qu'il me faisait parvenir, a rapidement mis le hola, jugeant que la situation était malsaine pour une jeune fille de mon âge. Et puis je l'ai oublié, et je n'y ai repensé que très récemment.

Vous l'avez bien compris, ce type n'était pas très net, je me rappelle d'ailleurs sa réaction lorsque je lui ai dit, au détour d'une conversation, que je ne m'étais pas maquillée ce jour-là : "Tu n'as pas besoin de te maquiller, à ton âge". Et oui : malgré les pseudo-sentiments qu'il me portait, il n'oubliait pas ma jeunesse... sans doute ce qui l'intéressait le plus chez moi.

Alors j'étais jeune, c'est vrai, mais je n'étais pas stupide ; je ne faisais pas partie de ces gamines irresponsables et j'ai toujours été très bien informée des risques qu'une femme, quel que soit son âge, peut courir et j'étais d'un naturel plutôt prudent. Seulement voilà : je rêvais, comme toutes les jeunes filles, de rencontrer le grand amour et à aucun moment il ne m'a paru étrange ou déplacé qu'une homme de 29 ans puisse s'intéresser à une gamine de 16 ans. Alors aujourd'hui, quand j'y repense, je me dis que j'ai peut-être évité un drame, que ce type-là était sans doute un pervers à la recherche de proies faciles sur le net. Et je me dis que si un jour j'ai une fille, aussi mature soit-elle, je ferai preuve de la plus grande prudence lorsqu'il s'agira de la laisser surfer seule. De quoi vous rendre paranoïaque !

"La méfiance est mère de la sûreté." Jean de la Fontaine.
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.jeudi 21 février 2008 | 15:57
Peut-on demander un Passe Navigo pour son chat ?

Tout est parti d'une idée un peu farfelue qui m'est arrivée je ne sais trop comment : faire une demande en ligne de Passe Navigo pour l'un de mes chats. Direction donc le site dédié ; un formulaire à remplir, une photo à sélectionner, et il ne reste plus qu'à valider :



(T'as vu, mon chat il aime pas le spam)

A ce stade-là, deux solutions sont envisageables :

- les demandes sont vérifiées manuellement, ça fera bien rigoler la personne en charge de ce travail et ma demande passera (évidemment) à la trappe.
- les demandes ne sont pas vérifiées et mon chat recevra son Passe Navigo "dans les plus brefs délais".

Ben, en fait, non. Il faut que croire que quelqu'un a bel et bien vérifié ma demande et n'a pas compris la blague, si j'en crois le courrier que j'ai reçu (pardon, que mon chat a reçu, je ne m'y fais pas mais c'était tout de même son nom sur l'enveloppe) aujourd'hui :



Peut-être ont-ils cru que je m'étais trompée en uploadant la photo ? Bref, mon chat n'est pas prêt d'aller se promener tout seul comme un grand dans le métro et, ceci, dit, ça ne me semble pas plus mal !

(PS : pour les non-parisiens, le Passe Navigo est un système de badge électronique remplaçant depuis peu la carte orange magnétique. Et crois-moi, si t'as pas ton Passe, alors t'es pas un vrai parigot !).
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.mercredi 20 février 2008 | 16:18
Earthlings - la vidéo

Il y a ceux qui savent, mais qui s'en foutent. Il y a ceux qui ne savaient pas, apprennent, et réfléchissent, et agissent en conséquence.

Et il y a ceux qui ne savent pas, et ne veulent pas savoir. Pas parce que ça ne les intéresse pas, non. Parce que s'ils savaient, ils n'auraient pas le courage de modifier leurs petites habitudes et puis ils auraient mauvaise conscience et ça, c'est pas possible pour eux. Ceux-là préfèrent garder la tête dans le sable, ne pas voir, ne pas savoir, pour ne pas avoir à se poser de questions. Ce n'est pas qu'ils se fichent du monde qui les entoure, non, c'est simplement qu'ils ont envie de continuer à ne rien faire sans voir leur sommeil perturbé.

Mais toi, lecteur, tu ne fais pas partie de ces gens-là. Toi, tu as envie de savoir, de comprendre, et c'est pour ça que tu regarderas la vidéo qui suit. Comme ça, la prochaine fois, ben tu pourras pas dire que tu n'étais pas au courant. Le commentaire est fait par Joaquin Phoenix (la vidéo est sous-titrée en français) et la musique composée par Moby :




"L'ignorance est la première ligne de défense du spéciste. Pourtant elle est facilement percée par quelqu'un qui a le temps et la détermination pour découvrir la vérité. L'ignorance prévaut depuis si longtemps seulement car les gens ne veulent pas découvrir la vérité.


"Ne m'en parle pas, tu gâcherais mon dîner", est la réponse habituelle à une tentative d'expliquer simplement comment ce dîner a été produit.


Même les gens qui savent que la ferme familiale a été dépassée par les intérêts du gros business, que leurs habits viennent de vaches abattues, que leur divertissement signifie la souffrance et la mort de millions d'animaux, et que des expériences questionnables ont lieu dans des laboratoires, se cramponnent tout de même à une vague croyance que les conditions ne peuvent pas être si mauvaises, ou sinon le gouvernement et les associations pour animaux auraient fait quelque chose.


Mais ce n'est pas tant l'incapacité à pouvoir connaître les faits qu'un désir de ne pas connaître ce qui pourrait peser lourd sur la conscience qui est responsable de ce manque de connaissance."
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.lundi 18 février 2008 | 11:35
Le chameau sauvage - Philippe Jaenada

J'ai découvert Le chameau sauvage par hasard, au fil de mes visites sur les différents blogs littéraires. Un titre intriguant et quelques bonnes critiques plus tard, je décidais de me le procurer.

Quatrième de couverture :
" Un jour, ce n'est rien mais je le raconte tout de même, un jour d'hiver je me suis mis en tête de réparer le radiateur de ma salle de bains (...). Je ne sais pas ce qui m'est passé sous le crâne ce jour-là, je me suis cru l'un de ces magiciens de la vie pour qui tout est facile. Il faut dire que jamais encore je n'avais été confronté à de réels obstacles, alors naturellement, j'étais naïf. " Halvard Sanz est un gentil garçon. Signe particulier : doué pour les catastrophes en série. Il y a des gens qui n'ont pas de chance mais qui, genoux à terre, toujours se relèvent. Halvard est de ceux-là. Quête initiatique, roman picaresque, amour allégorique, loufoques aventures servies par une verve intarissable... Mais le chameau sauvage, dans tout ça ? Quand vous en connaîtrez le principe, comme Halvard, vous verrez la vie différemment.


Dès le début, l'auteur nous révèle ce qui sera le point de départ de l'histoire : son héros attire la poisse comme un aimant. Pauvre, pauvre Halvard Sanz ; chacune de ses décisions semble en effet signifier le début d'une série de mésaventures dont le pauvre garçon aura bien du mal à se dépêtrer. Et si les premiers chapitres prêtent à sourire, on se rend rapidement compte que tout va, hélas, de mal en pis pour notre héros, et ce qui a commencé comme une histoire drôle et rocambolesque se transforme peu à peu en quête désespérée du vrai sens de la vie. D'histoires d'amours malheureuses en gueules de bois, de vie professionnelle chaotique en voyages à l'autre bout du monde, Halvard Sanz ne connaîtra aucun répit et devra lutter sans relâche pour ne pas sombrer. Une vraie leçon de vie.

Philippe Jaenada a plus d'une corde à son arc pour accrocher son lecteur. On s'attache rapidement au héros, à ses réflexions alambiquées, parfois sans queue ni tête, et on aimerait lui donner des conseils, l'aider pour l'empêcher de commettre une énième bourde mais rien à faire : le voilà qui fonce à nouveau tête baissée. On se surprend alors à sourire en suivant les péripéties d'Halvard, mais aussi à compatir sincèrement sans toutefois verser dans la pitié ; car l'auteur trouve toujours la phrase qui saura dédramatiser la situation et nous laisser entrevoir que, finalement, tout finit toujours par s'arranger.
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.jeudi 14 février 2008 | 12:31
6 trucs un peu bizarres sur moi

Bon ben voilà, il fallait que ça arrive : j'ai été tagguée par 7h48. Six trucs un peu bizarres sur moi, c'est parti !


1) J'ai des cuillères avec des manches de différentes couleurs. Du coup, quand je prends un dessert, je suis OBLIGEE de choisir la bonne couleur de cuillère. Marron pour la mousse au chocolat, jaune pour le yaourt à la banane, orange pour le pamplemousse. Et si le yaourt est blanc, je me fie au dessin de l'étiquette. Ahem.

2) Je suis obsédée par la longueur de mes pantalons. J'en possède plusieurs que je n'ai jamais portés parce que je les trouve trop courts après retouche alors qu'en fait, si ça se trouve, ils sont parfaits.

3) Je suis accro à mes chats, vraiment. J'ai souvent hâte de rentrer pour les voir, et j'ai du mal à m'endormir quand ils ne sont pas tous les deux avec moi dans le lit.

4) Je suis phobique depuis des années maintenant et j'organise toute ma vie autour de mes angoisses.

5) Quand je suis très stressée je me mords l'intérieur de la bouche, ce qui m'a déjà valu des rangées d'aphtes monstrueuses.

6) J'ai tendance à pleurer après l'amour, surtout quand c'était particulièrement agréable.

Et je renvoie la balle à l'Homme ainsi qu'à Marieaunet !
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.mardi 12 février 2008 | 16:00
Invasion de bidules !

Le moins qu'on puisse dire c'est que le week-end a été productif en matière de bidules. Il faut croire que quand je commence, je n'arrive plus à m'arrêter ! Ce ne sont donc ni deux, ni trois, ni quatre mais bien cinq bidules qui ont rejoint leurs prédécesseurs sur l'étagère qui leur est consacrée :



J'avoue avoir un faible pour le bidule à l'éclair...
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.vendredi 8 février 2008 | 13:11
Bidules et compagnie

J'ai beaucoup (trop) de temps libre en ce moment, du coup je tricote et je couds à nouveau. Deux nouveaux bidules se sont donc ajoutés à ma collection (je vais penser à ouvrir une boutique sur ebay si ça continue) :



J'ai également entamé la confection d'une écharpe à damiers. Si je ne traîne pas trop, je pourrai peut-être la porter avant le retour des beaux jours... on y croit !





A part ça, je n'ai plus de sacs pour mon aspirateur et ça, c'est vraiment pas cool du tout.
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.mardi 5 février 2008 | 12:53
Un an

Un an, déjà. Une année, durée dérisoire pour les vieux couples mais si symbolique pour nous. Qui l'eût cru ?

Bien des choses se sont passées depuis notre premier baiser, celui par lequel tout a commencé. Je me rappelle encore de ce jour gris et froid de février, de la trouille qui me vrillait l'estomac et de la nervosité qui se lisait sur son visage. Il m'avait embrassée fébrilement, en pleine rue, puis nous avions marché ensemble un moment et je m'étais accrochée à son bras, comme pour ne plus jamais le laisser partir. Un joli point de départ. Puis sont arrivés les premiers mots d'amour, les premiers je t'aime sussurrés à l'oreille, le manque aussi et le moment, inévitable, des prises de décision. Je le voulais pour moi, rien qu'à moi, plus que tout le reste, et je n'ai pas hésité.

Les choses se sont mises en place, petit à petit, à leur rythme. D'étreintes fougueuses en surnoms affectueux, de disputes en réconciliations, nos histoires se sont peu à peu liées jusqu'à nous rendre inséparables. C'est à deux que nous vivons désormais, expérimentant ainsi dans mon petit studio une promiscuité qui aurait tout aussi bien pu nous séparer mais qui n'a fait, au contraire, que nous conforter dans l'idée que nous avons bien fait de nous retrouver, ce jour gris et froid de février.

Un an, déjà. Le moment pour nous de franchir une nouvelle étape, celle de la vraie vie à deux, celle d'une même adresse, de deux noms sur une boîte aux lettres, celle qui nous permettra de dire "chez nous", enfin, et de poursuivre notre route ensemble en ajoutant, petit à petit, de nouvelles pièces à ce que nous avons commencé à construire ensemble.

Joyeux anniversaire, mon Amour.
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.dimanche 20 janvier 2008 | 19:42
Fleur de Neige - Lisa See

"Fleur de neige" m'a été offert par ma mère à l'occasion de mon anniversaire, me pressant de le lire tant elle avait adoré ce livre. Dubitative au début car nous n'avons pas toujours les mêmes goûts en matière de littérature, je me suis toutefois lancée et après avoir eu du mal à avancer au début, j'ai lu les 250 dernières pages d'une traite.



Quatrième de couverture :
"Dans la Chine du XIXe siècle, le destin de deux jeunes filles est lié à tout jamais. Fleur de Lis, fille de paysans, et Fleur de Neige, d'origine aristocratique, sont nées la même année, le même jour, à la même heure. Tous les signes concordent : elles seront laotong, âmes sœurs pour l'éternité. Les deux fillettes grandissent, mais si leur amour ne cesse de croître, la vie s'acharne à les séparer. Alors que la famille de Fleur de Neige tombe en disgrâce et que la jeune fille contracte le mariage le plus infamant qui soit, Fleur de Lis, par son union, acquiert reconnaissance et prospérité. L'amitié sacrée des deux femmes survivra-t-elle au fossé que le destin a creusé entre elles ?"

L'histoire se déroule, comme l'indique le résumé de l'éditeur, dans la Chine du XIXème siècle. A cette époque, point de salut pour les femmes hors de leur maison. Leurs seules occupations se résument à l'entretien du foyer, la broderie, le respect de leur belle famille à qui elles doivent une soumission totale une fois mariées
ainsi qu'au nun-shu, l'écriture secrète que les femmes, seules à savoir déchiffrer, utilisent pour communiquer entre elles. Dans cette société patriarcle, avoir une fille équivalait alors à devoir faire des dépenses inutiles, et donner un héritier à son mari était pour elles le seul moyen de remonter quelque peu dans l'estime de leur belle-famille.

Pour les filles, l'épreuve des pieds bandés marquait alors le début de leur vie de femme. Dans la Chine de l'époque, avoir de grands pieds était inconcevable et vouait les filles à une vie de servante. C'est ainsi que, dès leur plus jeune âge, leur mère se chargeait de leur bander les pieds afin de leur briser les os, leur replier les orteils sous la voûte plantaire et ainsi stopper leur croissance. Douleur et infection étaient bien évidemment de mise, et l'auteur nous apprend que cette pratique se poursuivit jusqu'au milieu du XXème siècle.

Le roman nous conte l'histoire de Fleur de Lis, dont le destin fut dès l'enfance
lié à celui de Fleur de Neige. Les deux amies, inséparables, verront leur vie se transformer au cours des années et connaîtront tour à tour le mariage, l'humiliation, les grossesses, la guerre et toutes les épreuves que leur condition de femme les contraindra à endurer.

Pour résumer, Fleur de Neige est un beau roman, parsemé de scènes tantôt difficiles tantôt émouvantes, intéressant d'un point de vue tant historique que littéraire.
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.vendredi 28 décembre 2007 | 18:41
La recette des Kanelbullar

Ca m'a prise tout d'un coup : l'autre jour je me suis souvenue de ces brioches à la cannelle que j'achetais parfois chez Ikea et j'ai eu envie d'en faire. Après une rapide recherche sous Google, j'ai retrouvé le nom : les Kanelbulle. Une nouvelle recherche, et voilà quelques recettes. J'ai jeté mon dévolu sur une recette en images trouvée sur aufeminin.com (mot de passe de l'album : kanelbullar).


Autant vous prévenir si vous comptez vous lancer, c'est assez long. Entre la préparation, les temps de pause pour que la pâte lève et la cuisson, prévoyez un bon après-midi. N'hésitez pas non plus à diviser les proportions par deux, je me retrouve maintenant avec de quoi nourrir un régiment !

En tout cas je suis très satisfaite : ils ont bien gonflé, ils sont beaux et, le plus important, ils sont vraiment bons !
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.lundi 24 décembre 2007 | 15:09

Hier, sur le quai du métro, un gamin armé d'un couteau en plastique faisait semblant d'égorger son grand frère. Ca promet.
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.vendredi 21 décembre 2007 | 22:30
Nouveau look pour une nouvelle vie

En zappant mercredi soir, je suis tombée sur cette fantastique (sic) émission diffusée par M6 et intitulée "Nouveau look pour une nouvelle vie". Le principe est le suivant : une personne qui se trouve trop moche et trop mal habillée se fait relooker par la chaîne. Maquillage, fringues, coiffure et même cours de maintien, tout y passe.

Mercredi dernier, c'était au tour d'Angélique de passer entre les mains des relookeurs. Angélique, à la base, n'est pas ce qu'on pourrait appeler une gravure de mode. Bricoleuse et débrouillarde, elle ne s'embarrasse pas des artifices habituellement réservés aux femmes et c'est en jean/pull/baskets qu'on peut le plus souvent la croiser. Après la phase d'humiliation classique consistant à la planter un samedi après-midi dans une des rues les plus fréquentées de Paris et à recueillir les avis (défavorables, évidemment) des passant sur sa façon de s'habiller, vient le moment du debriefing avec la présentatrice de l'émission. Le constat est flagrant : Angélique n'utilise pas tous les atouts dont elle dispose pour se mettre en valeur, et le couperet tombe : "Angélique, nous allons faire de vous une vraie femme". J'en reste sans voix. Comment ? Angélique n'aurait-elle pas de vagin ? Pas d'utérus ? Son cerveau ne produirait-il aucun oestrogène ? L'un de ses chromosomes X se serait-il fait la malle ? Oups, excusez-moi, je viens de comprendre. Etre une vraie femme n'a en effet rien à voir avec une quelconque caractéristique physiologique permettant de la distinguer du représentant mâle de l'espèce à laquelle elle appartient. Etre une vraie femme, c'est s'habiller en femme. Savoir se maquiller. Porter des talons, sans se vautrer c'est mieux. Collectionner les sacs à main, dorés, vernis, à paillettes, peu importe tant que ça reste "glamour" et "girly". Etre une vraie femme, c'est se conformer au mieux à l'image imposée par des siècles de domination phallocratique.

Merci M6 pour cette preuve supplémentaire que la dictature du look a encore de beaux jours devant elle.
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. | 20:42
Achats du jour

Ma ceinture cloutée m'ayant lâchée il y a déjà un bon moment, j'ai décidé d'aller faire ce soir un tour à l'Indien, un magasin gothique/métal situé près de Bastille. J'ai, ô bonheur, trouvé la ceinture que je cherchais, et j'ai en plus craqué sur un débardeur.

Pour le reste, le magasin est bien fourni, mais les fringues les plus "portables" (celles qui ne vous feront pas ressembler à un membre échappé de Tokio Hotel ou un poseur emo-boy typé Myspace, par exemple), restent chères (l'ensemble débardeur+culotte Emily The Strange est mignon, certes, mais 35 euros pour un pyjama ça dépasse mes limites psychologiques, j'avoue). C'est tout de même une adresse à retenir : si vous cherchez des rangos, de Docs montantes ou de New Rocks, des t-shirts à l'effigie de votre groupe de métal préféré (j'ai vaguement vu passer NIN, Sepultura, Iron Maiden, RATM et Pantera), des mitaines à rayures, des bonnets rigolos, des sacs estampillés Nightmare Before Christmas, des bijoux goth ou encore des corsets, c'est un coin à connaître.





En ce moment sur ma télé :


Indochine - Alice&June Tour (merci chériii !)
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.lundi 3 décembre 2007 | 18:07

J'en ai marre de mon boulot. J'en ai marre des plans foireux, j'étais à deux doigts de décrocher le job de ma vie et voilà que je dois attendre, encore, sans aucune certitude que tout ce qu'on me fait miroiter depuis près de trois mois se concrétise enfin. J'en ai marre des gens qui ne rappellent pas. J'en ai marre de ces phobies que je ne sais plus gérer et qui m'isolent de plus en plus. J'en ai marre de ma gueule, j'en ai marre de moi. J'en ai marre qu'on s'en foute, parce que c'est bien de ça qu'il s'agit, chacun pour sa gueule et tant pis pour le reste.

Je tourne en rond et tout me fait chier.
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.mardi 27 novembre 2007 | 16:59
Achats du jour...



Parmi les achats du jour se trouvent donc une paire de Kickers noires, mes doc Marten's année modèle 95 (ce n'est pas une blague) ayant rendu l'âme récemment. Oui, parce que je suppose que quand on peut voir les chaussettes (rose) rapport au cuir complètement fendu sur le côté et qu'on a les pieds trempés à chaque averse, c'est signe qu'il faut se décider à changer de pompes, et ce même si on déteste les chaussures neuves. On trouvera également dans le résultat de mon shopping un flacon de l'Eau de Minuit de Lolita Lempicka. Moins entêtant que le parfum éponyme et plus tenace que "L", le dernier né de la marque, il est très sucré comme j'aime sans être "prise de tête".

Et pour ceux qui se posent la question : non, je n'ai pas 15 ans comme mes achats pourraient le laisser penser !
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. | 13:08
Knitta Please, le gang des tricoteuses, investit Paris

Bergère de France a 60 ans cette année et a décidé pour l'occasion de faire appel au gang des tricoteuses appelé "Knitta Please". Composé de 5 femmes et d'un homme (et oui !), ce crew originaire de Houston est né du constat que de nombreux tricots restaient inachevés et donc sans utilité. C'est ainsi que PolyCotN, Purl Nekklas, P-Knitty, The Knotorious N.I.T., GrannySQ et MascuKnitity ont eu l'idée d'habiller le mobilier urbain pour lui donner un peu de couleur. Après avoir sévi à Houston, à New York, à San Francisco et même sur la muraille de Chine, les Knitta Please débarquent donc à Paris et font déjà parler d'eux sur le net et à la télé ; la preuve : M6 leur consacrait un reportage ce midi.






Et si les passants interrogés ne semblaient pas plus emballés que ça, je trouve pour ma part que c'est plutôt rigolo. Ca ne gêne personne, ça change de la grisaille et c'est franchement bon enfant (même si le fait que Bergère de France en profite pour se faire un gros coup de pub fait perdre un peu de son charme à une opération qui se voulait, à la base, spontanée) !

On pourra également les retrouver à la galerie STUA dans le quartier Saint Paul, où vous pourrez découvrir les photos de leurs différentes actions et même participer à des ateliers en compagnie des membres des Knitta Please.

Site officiel : knittaplease.com/
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.lundi 26 novembre 2007 | 16:02
Doudous du week-end !

Et hop, deux nouveaux monstres en feutrine à ajouter à ma collection :

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.samedi 24 novembre 2007 | 22:32
Shopping chez Bouchara

Avec tout ça, j'ai de quoi faire ! Reste à trouver des idées sympas pour de nouveaux doudous :

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. | 00:28
Dudule #3

Et un de plus :

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.vendredi 23 novembre 2007 | 13:55
Dudule #2 et nouveau tricot

Et hop, un deuxième doudou a rejoint le premier. Je suis bien plus satisfaite cette fois-ci : la feutrine est de meilleure qualité (plus épaisse), le point de feston utilisé pour le contour est plus régulier et les noeuds sont moins visibles. Je progresse, ça fait plaisir (et oui, je sais, mon tapis est plein de poils de chats) :



Et en prime, l'Homme m'a réclamé une écharpe. J'ai donc entamé un nouveau tricot, déjà bien avancé. Il a choisi de la laine Pégase de chez Phildar, notamment un joli rouge chiné :



C'est la semaine rouge et noir apparemment !

Et pour ce qui est de mes prochaines réalisations, je ferai sans doute d'autres doudous en feutrine de formes et de couleurs différentes (il faut que j'aille m'équiper en feutrine et en perles également, si vous connaissez de bonnes adresses sur Paris ou sur le net, je suis preneuse), mais aussi des doudous en laine ainsi qu'une écharpe "illusion". J'ai de quoi faire !

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.lundi 19 novembre 2007 | 15:10
Dudule #1

Après le tricot, la couture ! Je suis ce qu'on pourrait appeler une grande débutante, et pour cause : avant de me lancer je ne savais même pas coudre un bouton. Du coup, ma première réalisation n'est pas si mal je trouve :



Dans les défauts à corriger, je dirais :

- Commencer entre les deux couches de feutrine pour cacher le noeud de départ
- Apprendre à cacher le noeud final (visible sur l'envers)
- M'entraîner pour que les points soient plus réguliers
- Trouver sur le net une technique pour faire une bouche (je ne sais pas quel point utiliser !)
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.mercredi 14 novembre 2007 | 20:57
Terminée !

Voilà, j'ai terminé mon écharpe ! J'en avais déjà commencé plusieurs mais je n'étais jamais allée au bout ; c'est donc le premier tricot que je finis. Il y a quelques défauts sur l'envers, là où j'ai rentré les fils, mais dans l'ensemble je suis plutôt fière du résultat :



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.jeudi 8 novembre 2007 | 13:20
Hallmarks of Felinity

Voici un site que j'ai découvert il y a quelques temps déjà : Hallmarks of Felinity. Les propriétaires de chats se reconnaîtront à coup sûr dans les différentes situations présentées par le dessinateur. Voici mes préférées (pour voir les autres, c'est par là. Certaines sont vraiment très drôles et ça vous occupera une bonne demi-heure au boulot !) :









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.mercredi 7 novembre 2007 | 14:20
Je tricote

J'avais besoin d'une écharpe pour l'hiver, alors autant la tricoter moi-même !
J'ai pas mal avancé (j'en suis à la moitié), je compte la terminer dans les prochains jours :


Et comme vous pouvez l'imaginer, les chats sont ravis de jouer avec mes pelotes. Grrmml.

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.samedi 3 novembre 2007 | 23:02
J'ai renvoyé Marta - Nathalie Kuperman

Encore un livre choisi un peu au hasard parmi les nouveautés poche de la librairie. La couverture et le titre m'avaient déjà interpellée lors de ma dernière visite ; je me suis finalement décidée à le prendre, et j'ai bien fait.


Quatrième de couverture :
"Voilà, j'avais une femme de ménage. L'idée d'une femme de ménage m'était venue soudainement, brutalement est un terme plus juste, c'était brutal : il manquait quelqu'un d'essentiel dans ma vie. Marta, ma grand-mère, n'avait jamais eu de femme de ménage, c'était de famille, pas de femme de ménage. On évitait les soucis. La vie facile, ce n'était pas très bien vu chez nous.

Sandra engage une femme de ménage. Marta entre dans sa maison et le désordre s'installe."

Tout, dans la vie de Sandra, semble aller pour le mieux : un mari, de beaux enfants, un grand appartement à Paris, un train de vie plutôt aisé... mais peu de temps pour se consacrer aux tâches ménagères. C'est pourquoi Sandra décide-t-elle, sur les conseils de son amie Judith, de prendre quelques heures par semaine une femme de ménage. Elle se prénomme Marta, comme sa grand-mère mais aussi comme sa fille.

L'intrusion de l'étrangère dans son univers ne sera pas sans conséquences et fera remonter chez Sandra les névroses et les angoisses liées à une enfance passée en compagnie d'une mère folle, alcoolique et repliée sur elle-même. Sandra soupçonne Marta, lui prête de mauvaises intentions, va jusqu'à imaginer ses pensées et à lui tendre des pièges pour la démasquer ; puis elle culpabilise, range avant son arrivée puis dérange à nouveau, totalement déstabilisée par la présence de Marta, véritable catalyseur sur lequel elle cristallisera toutes ses peurs. La femme de ménage fait ainsi ici office de MacGuffin, comme le faisait très justement remarquer un autre bloggueur dont j'ai, hélas, perdu l'adresse.

L'écriture est simple mais toutefois habile, car si l'on sent bien chez Sandra quelques appréhensions somme toutes bien normales dès les premières pages, la crispation de l'héroïne va crescendo au fil des pages pour devenir presque palpable à mesure qu'elle perd ses repères.

J'ai renvoyé Marta est un roman étrange au déroulement fluide et bien construit qui vous occupera agréablement le temps d'un après-midi ou d'une soirée.


"Si j'étais Marta, l'idée me viendrait.

De voler.

Je devais anticiper les vols de Marta en lui offrant des choses lourdes, le fauteuil par exemple.

Tout s'enchaînait à merveille : le fauteuil dont je voudrais me débarrasser deviendrait une monnaie d'échange ; je devais convaincre Marta de l'accueillir chez elle pour que l'idée de nous voler lui soit insupportable.

Il faudrait que je trouve un moyen de lui poser la question : avait-elle oui ou non un fauteuil chez elle ?

Je réfléchissais aux détours possibles pour aborder avec Marta le thème du fauteuil sans que cela paraisse déplacé, ou stupide, ou tout simplement absurde.

Je ne pouvais évidemment pas lui demander : Avez-vous un fauteuil chez vous ?"



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.mercredi 31 octobre 2007 | 14:50
Le Corps Exquis - Poppy Z. Brite

Ma boulimie de lecture ne semble plus vouloir me lâcher et c'est ainsi que j'ai rapidement lu Le corps exquis de Poppy Z. Brite, romancière américaine déjà connue dans le registre de l'angoisse grâce à son livre Sang d'encre. Un roman bien de saison...


Quatrième de couverture :
" Andrew Compton, un serial killer anglais, s'évade de prison en se faisant passer pour mort. Réfugié aux U.S.A., à la Nouvelle-Orléans, il rencontre par hasard un autre prédateur, Jay Byrne. L'histoire d'amour qui va unir ces deux psychopathes cannibales et nécrophiles ne les empêchera pas de semer le désordre dans le statu quo ambiant et de laisser dans leur sillage une piste sanglante."

Résumer le livre à une histoire d'amour entre deux serial killers me semble quelque peu surprenant : il faut en effet attendre la page 174 (le livre en compte 286) pour que ces deux-là se rencontrent. Avant cela, l'ambiance de ce roman basé sur une histoire vraie est glaciale à souhait ; des ruelles crasseuses de Londres aux marécages inquiétants de la Nouvelle-Orléans, Poppy Z. Brite nous emmène dans un univers où le sexe, l'homosexualité, le sida et la drogue sont rois. Ames sensibles, prière de vous abstenir : certaines descriptions de meurtres vous transporteront sans difficulté au bord de la nausée tant le récit est précis et les descriptions détaillées. On pensera même, par moment, à l'Américan Psycho de Bret Easton Ellis. Sombre, macabre et étonnamment captivant, Le Corps Exquis reste à n'en point douter un des ouvrages phares de la nouvelle génération d'auteurs trash tendance gothique. Ne cherchez pas de morale à ce livre : il n'y en a pas. La fin, surprenante et choquante, permet à l'auteure de dévoiler toute l'étendue de ses talents lorsqu'il s'agit de raconter l'inracontable et d'emmener avec elle le lecteur dans les tréfonds de l'horreur. A réserver aux amateurs du genre !


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.mardi 30 octobre 2007 | 17:43

J'ai parfois envie de te dévorer, de te serrer si fort dans mes bras que nos corps ne feraient plus qu'un, engloutis l'un dans l'autre, pour que ce contact qui nuit et jour m'obsède ne cesse plus jamais ; je pourrais ainsi te garder, toujours, et ne plus ressentir ce vide au creux de mon ventre lorsque tu es loin de moi.

Je te regarde et tout à coup j'étouffe, je pleure et tu ne comprends pas, alors je pleure encore et je n'ai plus que l'envie de me rouler en boule à tes pieds pour que tu me cajoles comme on cajolerait un jeune chiot. Pour toi je voudrais mourir et m'ouvrir encore et regarde ce que tu fais de moi, j'ai mal de toi dans mes os dans mes tripes et dans mon sang et je jure que jamais je ne te laisserai partir parce que si je ne peux pas sans toi alors tu ne peux pas non plus. Mais je ne veux pas que tu aies peur de mes larmes car il ne s'agit pas de ça, si mon amour pour toi me fait mal c'est normal car je ne sais tout simplement pas ressentir autrement. Je sais bien que tu me crois malade et je le suis, malade de ta peau de ton odeur de tes yeux de ta bouche et du goût de ton ventre. Je n'en peux plus de t'aimer et ça me donne parfois envie de crever, c'est sûrement le désir qui me ronge et je veux que tu me prennes et que tu ravages encore mon coeur et mon corps et que tu ne t'arrêtes que lorsque tu seras fatigué de jouer. Fais-moi du mal ou fais-moi du bien, peu m'importe pourvu que rien ne soit jamais tiède et fade ; sois fou de moi ou déteste-moi mais reviens-moi toujours et donne-moi tout de toi ta bouche ta langue tes doigts ta bite et ton âme, je prendrai tout ce que tu pourras m'offrir et je rangerai tout bien trié bien enveloppé dans une petite boîte dont je suis la seule à posséder la clé parce que, sache-le, tu n'appartiens qu'à moi.
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.dimanche 28 octobre 2007 | 12:24
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part - Anna Gavalda

L'an dernier, j'avais dévoré Ensemble c'est tout écrit par Anna Gavalda. Emue par les personnages et bouleversée par cette si jolie histoire, j'avais littéralement succombé, comme des milliers d'autres lecteurs, au charme de ce roman et je m'étais précipitée pour voir le film dès sa sortie en salles. Espérant retrouver ce petit je-ne-sais-quoi que je pensais propre à l'auteur dans d'autres de ses ouvrages, je me suis procuré Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, un recueil de nouvelles dont le thème pourrait être résumé ainsi : des gens ordinaires, avec des vies ordinaires et des sentiments ordinaires dans lesquels chacun d'entre nous pourra se retrouver.

Quatrième de couverture :
"
Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d'espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu'il leur arrive, ils n'ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d'émotion qu'ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d'Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences."

Première constatation : le livre se lit rapidement. Trop, sans doute. Les différentes nouvelles, ensuite, sont assez inégales et certaines nous laissent vraiment sur notre faim sans pour autant offrir une quelconque ouverture au lecteur afin qu'il puisse imaginer la suite de l'histoire.

Certaines nouvelles m'ont bien plu, je pourrais citer Catgut avec cette vengeance dont toute femme ayant traversé la même épreuve que l'héroïne a un jour rêvé ou encore Junior avec cet improbable rebondissement et une situation qui n'en fini plus de s'enliser. I.I.G. (interruption involontaire de grossesse), reste la nouvelle la plus poignante du recueil, malgré la sobriété employée dans l'expression des sentiments et l'absence de fioritures somme toute superflues. D'autres nouvelles m'ont déçue. Petites pratiques germanopratines, par exemple, m'a quelque peu frustrée avec une fin trop abrupte à mon goût. Ambre aurait peut-être également mérité un développement plus poussé.

Côté écriture, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part se lit bien. Un livre qui se lit facilement est-il forcément un livre mal écrit ? Je ne crois pas ; je n'ai peut-être tout simplement pas accroché, après tout. Un roman se lit comme on déguste une friandise ; celui-ci me laissera un goût d'inachevé.




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.samedi 27 octobre 2007 | 12:17
Un doudou dans la ville

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